| Notions fascias |
|---|
La fasciathérapie vient du préfixe fascia.
Les fascias sont des membranes ( tissus conjonctifs* fibro-élastiques ), composées de 2 protéines fibreuses procurant de la résistance ( collagène ) ou de la souplesse ( élastine ), qui enveloppent tous les éléments du corps:
*tissus de soutien.
les reliant entre eux comme une toile d'araignée, de la surface à la profondeur.
Ils représentent environ 15% de la masse corporelle.
En histologie, les fascias sont issus d'une même famille embryonnaire: le mésoderme.
Voici quelques notions de physiologie sur les fascias:
Le fascia superficiel ( la couche sous-cutanée, hypoderme ) se trouve directement sous la peau. Il est composé de tissu conjonctif lâche ( moins de collagène ). Il remplit quatre fonctions importantes:
a° il emmagasine de l'eau et de la graisse,
b° il forme une couche isolante qui empêche la perte de chaleur corporelle,
c° il protège des chocs extérieurs,
d° il permet aux nerfs et aux vaisseaux sanguins d'entrer et de sortir des muscles.
Le fascia profond est un tissu conjonctif dense ( 3 couches*, plus de collagène et de l'élastine ) qui tapisse la paroi du corps et les membres. Il maintient les muscles ensemble et les sépare en groupes fonctionnels**. Il permet le libre mouvement des muscles, transporte des nerfs de même que des vaisseaux sanguins et lymphatiques, et remplit les espaces entre les muscles. Il génère une conduction du tonus et du mouvement pour les muscles entre eux, de façon réflexe et une harmonisation des fonctionnements musculaires en chaînes.
* 1° épimysium ( epi = sur ): entoure tout le muscle, 2° périmysium ( peri = autour ): délimite les faisceaux musculaires, 3° endomysium ( endo = en dedans ): enveloppe chaque fibre musculaire.
** septum intermusculaire.
Les fascias sont dans leur état normal d'une consistance souple, élastique et fluide.
A la suite d'une succession d'événements comme:
ils deviennent dures, rigides et tendus et font perdre au corps la capacité de s'adapter à toute atteinte extérieure.
Par exemple, des contractures musculaires intenses vont créer au niveau des fascias à l'intérieur et entre les muscles une tension fasciale persistante dans le temps. ( Les contractures musculaires vont disparaitre, à l'inverse des tensions des fascias qui vont rester.)
On appelle cela les crispations des fascias durables et non-réversibles qui ne cèdent ni aux repos, ni aux traitements médicaux classiques.
Seule la fasciathérapie est à même de régulariser cette situation de façon très spécifique.
Ce sont via les fascias que se propagent les tensions, ce qui explique pourquoi, par exemple, une douleur de genou peut provenir d'un déséquilibre du bassin, une rachialgie chronique peut être rattachée à une malocclusion dentaire.
Plus le nombre de fascias crispés est élevé, moins le corps aura la possibilité de gérer une nouvelle agression, avec donc une capacité d'adaptation réduite.
Cela entraine à la longue:
Ce processus peut être à l'origine d'un symptôme, d'une douleur.
Par exemple, en rhumatologie: un lumbago peut survenir de façon brutale sans faire suite à un mouvement brusque ou un effort particulier. En fait, il est la résultante d'un ensemble de blocages et de tensions, accumulés progressivement dans le temps au niveau du fascia, auxquels nous n'avons pas fait attention.
Ici les crispations du fascia thoraco-lombaire associées à des tensions des muscles dorsaux vont maintenir une vertèbre lombaire plus du côté gauche ou plus du côté droit dans une mauvaise position avec un conflit disco*-radiculaire**, à l'origine d'une inflammation douloureuse par l'irritation des nerfs de voisinage.
* disque entre chaque vertèbre.
** qui se rapporte aux racines des nerfs de la colonne vertébrale.
Le travail sur le fascia permettra sans aucune manipulation vertébrale de supprimer les contraintes sur la vertèbre en cause qui retrouvera ainsi sa position normale, en faisant disparaître du même coup les douleurs lombaires.
En pratiquant un travail plus global des fascias du dos, la colonne vertébrale se réalignera d'elle-même.
Une bonne santé des fascias du dos et du cou entraîne durablement une bonne santé vertébrale.
Le bilan sur les fascias est très pointu, il permet entre autres de vérifier ici que tout va bien au niveau de la colonne vertébrale en supprimant par le geste manuel toutes contraintes vertébrales.
Ce principe se rapporte aussi aux autres affections suivantes: cervicalgie, névralgie cervico-brachiale (NCB), hernie discale, sciatique, cruralgie, etc; ici les manipulations des vertèbres ne sont pas justifiées, car elles ne supprimeraient en rien la cause des tensions des fascias.
| La Zap |